Sex & The City : The Movie
Sortie : 28 mai 08
Personnage : Carrie Bradshaw
Smart People
Sortie : 08 octobre 08
Personnage : Janet
The Ivy Chronicles
Sortie : 2009
Status : Annoncé
American Artist
Status : Productrice
Diffusion : Chaîne Bravo
The Washingtoniennes
Status : Tournage Pilot
Diffusion : HBO ?
autres projets
Bitten : Ligne de vêtements
Lancée en été 2007 (US) Site Officiel Covet : Le parfum
SJP
Lancé en juillet 2007 (US)
Lancé en mai 2008 (France) Informations
The
Lovely Collection
3 parfums prévus pour 2009 Informations
Nom du site : SJPFan .com Webmaster : Jo Ouverture : 09 mai 2008 Layout : Version #4 Par :Perfect-Bliss Visites : 30222 Today : 26 Online : 1
interview : paris match
Sarah Jessica Parker : "Mon apparence physique n’est pas ma
préoccupation première"
Interview. Mère de famille, femme
d’affaires, productrice, passionnée de politique, la star de Sex and the
city peut disserter avec autant d’aisance de la campagne présidentielle
américaine que de la situation française. Rencontre avec une femme de tête.
Interview : Régis Le Sommier
Il ne faut pas se fier aux apparences : il existe deux Sarah Jessica
Parker. A l’écran, elle se glisse avec délice dans la peau de Carrie
Bradshaw, célibataire battante collectionneuse d’hommes, de soirées entre
copines et de talons aiguilles, l’héroïne de « Sex and the City ». La série
culte a battu des records d’audience aux Etats-Unis et en Europe entre 1998
et 2004. L’actrice est redevenue Carrie le temps du tournage du long-métrage
qui raconte la suite des aventures des quatre New-Yorkaises, en salles
depuis le 28 mai. L’autre Sarah Jessica Parker, la vraie, a 43 ans et un
seul point commun avec son personnage : son côté bête de mode. Pour le
reste, elle est l’épouse depuis onze ans de l’acteur Matthew Broderick, avec
qui elle a un fils de 5 ans, James Wilkie. Femme d’affaires, elle est aussi
productrice et, comme tant de stars, a lancé son parfum et sa ligne de
vêtements. Passionnée de la politique, elle peut disserter avec autant
d’aisance de la campagne présidentielle américaine que de la situation
française. Rencontre avec une femme de tête.
Paris Match. “Sex and the City” est une série culte. Etait-il
nécessaire d’en faire un film ?
Sarah Jessica Parker. Ne cherchez pas de raison particulière à ce
projet, juste du désir. L’idée était dans l’air depuis très longtemps. Il y
a deux ans, mon instinct m’a dit que c’était le bon moment. J’ai succombé à
une petite musique qui me trottait dans la tête.
Les relations amoureuses à New York ont l’air infiniment plus
compliquées qu’ailleurs. Pourquoi ?
Parce que c’est une ville unique. Les hommes et les femmes qui
travaillent en milieu urbain ont une façon particulière de concevoir leurs
rapports. D’un point de vue générationnel, les rôles et les relations
sexuelles ont changé. C’est autour de cette idée qu’a été conçue la série.
Il y a aussi plus de femmes célibataires ici que dans d’autres villes.
Oui et les gens restent célibataires plus longtemps. C’est une ville où
le travail est plus intense qu’ailleurs. L’objectif est avant tout de bâtir
sa carrière. On vient à New York de villes plus petites où il est difficile
de s’émanciper. Les gens mènent ici des vies professionnelles qui se font
souvent au détriment de la vie conjugale. La relation amoureuse reste
périphérique. Cet environnement très riche nourrit en histoires une série
comme la nôtre.
Ressemblez-vous à la Carrie Bradshaw que vous incarnez à l’écran ?
Pas du tout. Ses aventures amoureuses sont plus palpitantes que les
miennes. Vous savez, je suis mariée depuis onze ans. J’ai un fils de 5 ans.
Je viens d’une famille très conventionnelle. J’ai bien moins de temps
qu’elle à consacrer à mes amis ou à sortir. Carrie dilapide son argent. Nous
n’avons pas les mêmes envies. Et je suis loin d’avoir autant de paires de
chaussures !
Comme elle, vous écrivez ?
Je n’ai pas ce talent. Mon père oui, mon frère aussi. Je les admire. Deux
choses me rapprochent de mon personnage : la fidélité en amitié et une
passion pour New York.
En quoi le 11 septembre a-t-il influé sur la série ?
Nous n’étions pas en tournage quand la tragédie s’est produite. Nous
n’avons recommencé que l’année suivante, en février. Nous disposions de
temps pour réfléchir sur ce qui avait changé. Nous étions conscients que
cela modifiait complètement l’esprit de la ville. Nous avons choisi de ne
pas aborder l’événement en tant que tel mais de manifester du mieux possible
l’amour pour notre ville.
Avez-vous pensé à arrêter la série en vous disant que, peut-être, elle
ne correspondait plus à la gravité du moment ?
Au contraire, les gens nous suppliaient de continuer pour montrer
précisément que New York n’était pas mort, car nous faisons partie
intégrante de cette ville. Mon mari, Matthew Broderick, travaillait sur
Broadway le 11 septembre. Les spectacles ont été interrompus un jour à
peine. Nous aussi, nous devions montrer que nous avions la force de nous
relever. Il fallait que cette ville retrouve son énergie et sa vitalité,
dans les arts, la culture, la finance.
Avec vos copines, vous êtes devenues des icônes. Etait-il plus
difficile de tourner le film à cause de votre popularité ?
Les foules qui se rassemblaient sur les lieux de tournage nous ont
parfois posé problème. Pendant les pauses, les gens envahissaient le
plateau. Ce qu’on aurait dû filmer en six heures prenait deux fois plus de
temps. Mais ce sont là de merveilleux problèmes. C’est flatteur que les gens
viennent nous voir, que nos personnages les enthousiasment encore.
Vous regrettez l’époque où vous pouviez vous glisser dans la vie d’un
quartier, tourner une scène et ensuite boire un café ou manger un bagel à
l’épicerie du coin ?
Oui, énormément. Je n’avais pas encore d’enfants et mon mari travaillait.
Je passais tout mon temps sur le tournage. Quand la série est devenue
populaire, nous étions suivis par des paparazzi. Cela mettait l’équipe dans
une position délicate. Nous n’avions plus la même liberté.
Pourtant, les photographes ne semblent pas vous déranger. On vous voit
souvent dans les journaux sortant de chez vous, sans maquillage.
Vous plaisantez ! Je fais très attention à mon look. Mais je suis une
maman. Et je ne connais pas de maman au monde qui ait le temps de se
maquiller tout en préparant son enfant pour l’école. Mon fils est ma
priorité. J’habite New York, pas Los Angeles où vous pouvez vivre dans une
forme d’anonymat. J’ai choisi Manhattan où tout le monde se télescope en
permanence, et j’en accepte les inconvénients. Ce n’est pas parce qu’il y a
un type avec un appareil photo devant ma porte que je ne vais pas sortir. Je
n’ai pas l’intention de me cacher.
Vous semblez échapper aux travers du star-système. Par exemple, vous
n’êtes pas une adepte de la chirurgie comme certaines stars de Hollywood.
Mon apparence physique n’est pas ma préoccupation première. J’y suis
attentive, mais je n’ai aucune envie de la changer. C’est peut-être aussi
parce que j’habite à New York et qu’autour de moi il y a des centaines
d’exemples de réussites tellement plus respectables que la mienne et dans
tous les domaines, art, science, architecture, etc. Il n’y a pas la même
obsession de la futilité qu’à Los Angeles. Vous avez beau connaître la
notoriété, à New York, il y aura toujours quelqu’un de plus célèbre que
vous.
Barack Obama a dit qu’il annulerait tous ses meetings le jour de la
sortie de votre film. Etes-vous flattée ?
Absolument ! Je lui réponds qu’il n’a pas besoin de bouleverser son
agenda, il n’a qu’à venir à la première le soir du 27 mai. Nous l’y avons
invité, ainsi que la sénatrice de New York, Hillary Clinton. Mais j’imagine
qu’ils auront sûrement des choses plus importantes à faire ce jour-là.
Etes-vous passionnée par la campagne électorale ?
Nous en discutons souvent avec mon mari. Nous parlions l’autre jour du
thème du changement, repris par Obama. Il ne faut pas que ce soit simplement
une tactique pour se faire élire. Je comprends quand Obama dit qu’il veut
rassembler les Américains. Car nous avons plus de points communs que de
différences. Prenez une mère de famille chrétienne du Texas. Vous la mettez
dans une pièce avec moi et vous nous demandez quelles sont les choses les
plus importantes à nos yeux. Moi, je veux que son fils rentre d’Irak.
Qu’elle puisse avoir un travail décent, acheter sa maison. Que ses enfants
aient les moyens de faire des études. Qu’elle puisse pratiquer la religion
de son choix sans remettre en question sa foi. Et elle, je vous parie
qu’elle souhaite la même chose pour moi. Nous avons tellement entendu que
nous étions différentes... Or c’est faux. C’est cette administration qui a
tout fait pour nous diviser.
Une mère de famille texane n’a pas grand-chose à voir avec Carrie
Bradshaw...
Et alors ? J’aime les gens qui n’ont jamais regardé “Sex and the City”.
C’est rafraîchissant.
Ne trouvez-vous pas la campagne des démocrates un peu longue ?
J’expliquais à mon fils qu’autrefois les primaires se prolongeaient
jusqu’à la Convention où toutes sortes de manœuvres avaient lieu sous le
manteau. Aujourd’hui, on ne va pas se plaindre d’avoir le temps de choisir.
J’espère juste que nous, les démocrates, n’allons pas en chemin compromettre
nos chances avant novembre. Barack Obama et Hillary Clinton font de la
surenchère pour marquer leurs différences. Ils risquent de mettre en péril
leur candidature. C’est ma plus grande crainte. Car nous ne devons pas
perdre cette élection.
Qui a votre préférence ?
C’est mon seul secret ! Mais vous aussi, vous avez connu en France une
campagne palpitante.
Vous l’avez suivie ?
Elle nous a passionnés, mon mari et moi. Après l’élection de Sarkozy, je
me demande pourquoi les Français se sont détournés de leur président. Son
personnage me fascine, le mauvais comme le bon. Son charisme me rappelle
celui de Bill Clinton. Je m’interroge : a-t-il fait trop de promesses ?
A-t-il fait des choix qui se sont retournés contre lui ? Et que penser de
son mariage avec Carla Bruni ?... J’ai du mal à comprendre pourquoi le
climat politique a changé si vite en France.